D’un participant des cuisines collectives

Anne-Marie en train de faire une des recettes du jour à la cuisine collective du Fonds communautaire des Chenaux de Sainte-Geneviàve-de-Batiscan

*Dans cette nouvelle chronique, Anne-Marie Grondin propose de vous faire rencontrer des personnes, des entreprises, des organismes ou même des étudiants de chez nous afin de partager avec vous leur réalité. Ceci afin de mettre en lumière leur quotidien et de vous faire voir de nouveaux points de vue. Bonne lecture!

Il est environ 9 h lorsque les participants commencent à arriver. Certains se connaissent depuis plusieurs années, d’autres découvrent le groupe pour la première fois. Rapidement, on met les tabliers, les légumes se retrouvent sur les planches à découper et les discussions commencent autour des comptoirs.

Pour Claude Côté, de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, les cuisines collectives sont devenues un rendez-vous apprécié depuis maintenant trois ans. « J’aime cuisiner et partager avec les autres participants. On apprend de nouvelle recettes, on voit comment les autres travaillent et il y a toujours de belles interactions », expliquet-il.

Même son de cloche du côté de Guylaine Turcotte, de Champlain, qui apprécie particulièrement l’aspect social du projet. « Ça fait du bien de voir du monde. C’est abordable, rentable et ça permet de socialiser. »

Personnellement, j’y ai participé à plusieurs reprises au fil des années. Ce que j’aime, c’est de repartir avec plusieurs recettes et plusieurs repas pour seulement 10 $. Il m’arrive même de partager certaines portions avec ma mère ou ma fille lorsque les quantités le permettent. J’aime aussi le plaisir de cuisiner ensemble, d’échanger nos astuces et de prendre un moment pour soi dans une ambiance conviviale.

Lors de la dernière cuisine collective du groupe végane, les participants sont repartis avec huit galettes véganes pour burgers, un brownie sans cuisson, plusieurs portions de soupe aux légumes tahini-citron, un repas de tofu croustillant accompagné de brocoli et de sauce. Le tout pour seulement 10 $.

Entre les recettes, les participants prennent également le temps de dîner ensemble. Un moment simple, qui permet de prolonger les échanges avant de nettoyer la cuisine et repartir avec leurs créations culinaires.

Pour Cécile Bobanovits, intervenante en sécurité alimentaire au Fonds communautaire des Chenaux, c’est justement cette dimension humaine qui fait la richesse du projet. «J’aime voir les liens qui se créent. Des personnes qui ne se connaissaient pas deviennent amies. Il y a une belle ouverture pour essayer de nouvelles recettes et sortir de sa zone de confort. »

Au-delà des économies réalisées, les cuisines collectives créent un véritable sentiment d’appartenance. En milieu rural, ces occasions de se rassembler autour d’un projet concret sont précieuses.

Vous aimeriez essayer? Il reste de la place. Il suffit d’écrire à cuisine. fcdc@gmail.com ou de communiquer avec le Fonds communautaire des Chenaux via sa page Facebook pour obtenir les informations sur les prochains groupes

Découvrez davantage Les cuisines collectives du Fonds communautaire des Chenaux en cliquant ici

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